• Accueil
  • Le Réveil du Béarn
  • Publications
  • La Lettre
  • Documents
  • Contact
  • Liens

Le Réveil du Béarn

rdb
RSS FeedTweet

Connectez vous !

  • Mot de passe perdu
  • S'inscrire

Derniers Messages

  • Pas de messages à afficher

Articles

  • Uncategorised
    • Tribune de Daniel KELLER, Grand Maître du GODF, parue dans Le Huffington post, le 6 octobre 2014-
    • Entretien avec TAREQ OUBROU grand Imam de Bordeaux Sud Ouest du 13 janvier 2016
    • Tribune de Daniel Keller Grand maître du GODF dans Mairane du 28 janvier 2016:" La Laïcité au péril de la désunion"
    • Communiqué du Collectif Laïque du 26 janvier 2016
    • Antiterrorisme : Entretient avec Marc Trévidic,« Une idéologie ne se combat pas par le Code pénal »
    • Histoire du monde ouvrier 12 : Les lois sociales après la2° Guerre mondiale
    • Après Cologne:Tribune de ROKHAYA DIALLO
    • Avis de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme sur le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation
    • lettre du Grand Maître, Président du Conseil de l ’Ordre à Madame Christine LAZERGES Présidente C.N.C.D.H.
    • CNCDH communique-de-presse 18 02 2016
    • Albert Einstein 1949: Pourquoi le socialisme?
    • L'outil et son apprentissage
    • Le blaphème en question. Sud Ouest du 12 mars 2106
    • «Radicalisations» et «islamophobie» : le roi est nu par Gilles Kepel
    • Communiqué du 23 mars 2016 suite aux attentats de Bruxelles
    • Audition du Grand Maître par l’Observatoire National de la Laïcité. 22 mars 2016
    • ALLOCUTION EN HOMMMAGE A EMILE COMBES MARDI 29 Mars 2016 En la ville de Pons
    • La Légende du Père Soubise
    • Deux articles d'Oswald Wirth: 1 L'assiduité maçonnique.
    • Deux articles d'Oswald Wirth: 2 Le devoir maçonnique français.
    • La légende des quatre fils d'Aymond
    • 09 mai 2016: Où va l’Europe 66 ans après
    • Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.Discours de Daniel Keller,
    • Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.Discours de Madame Christiane Taubira,
    • Inauguration de la plaque en Hommage à Léon Bourgeois
    • Tribune de Daniel Keller Grand maître du GODF dans Médiapart : Crise des Gouvernances. 6 juin 2016
    • Que voulons-nous ?
Accepter l’islam ou intégrer les Musulmans ?
 Par Antoine Sfeir
    • Jacqueline Chabbi: «Le Coran reflète une société traditionnelle tribale qui était extrêmement pragmatique»
    • Chrisme et Art Royal
    • Communiqué du 14 juin 2016 suite aux attentats d'Orlando et Magnanville
    • Communiqué du Collectif Laïque du 16 juin 2016 - La Laïcité s'applique aussi au Sénat !
    • Appel de Montpellier aux peuples et gouvernements des pays de la Méditerranée
    • COLLECTIF LAIQUE RAPPORT 2015-2016
    • Les 80 ans du Front Populaire
    • Salaires religieux concordat Alsace Moselle
    • Le statut clérical d’exception d’Alsace-Moselle par José Arias et Paul Klein



  • Public
    • Le Réveil du Béarn
    • Franc-maçonnerie et monde protestant
    • Histoire de la franc-maçonnerie
    • Comment devient on Franc Maçon ?
    • Réflexion sur la ville
    • Hommage à Francisco Ferrer
    • Etienne DOLET ( 1509/1546).
    • Compte rendu de la conférence publique : l'Europe , un espoir pour les générations futures du 27 août 2014 à Reims
    • Réflexion sur la montée des populismes en Europe
    • Histoire du monde ouvrier :1 le Moyen Age
    • Actualité:Communiqué de l’AFP du 30 Octobre 2014 sur le soutien apporté par le GODF à la crèche Baby-Loup
    • 11 Novembre 2014
    • Histoire du monde ouvrier :2 Pourquoi?
    • Une Europe humaniste est-elle encore possible face à la montée des extrêmes.
    • Histoire du monde ouvrier 3 La Révolution française de 1789
    • Histoire du monde ouvrier 4 Le soulèvement des canuts lyonnais...
    • Le chant des canuts.
    • La laïcité, fer de lance de la réconciliation républicaine
    • "faire préprévaloir le fil de soie du dialogue sur le fil de l'épée de l'affrontement" Tribune de Daniel Keller dans Marianne du 14/11/2014
    • Laïcité: lettre ouverte aux élus.01 DÉCEMBRE 2014 | PAR HENRI PENA-RUIZ
    • Un document innedit : le projet de loi portant sur le statut des juifs annoté par Pétain
    • Meilleurs Voeux 2015
    • Henri Pena Ruiz : La crèche n’a pas sa place dans une mairie? LE MONDE | 26.12.2014 à 11h29 |
    • Histoire du monde ouvrier 5 La révolution de 1848
    • Rabalais et la Langue des Oiseaux
    • «Louder Than Words»
    • Hommage à Charlie PAU le 08/01/15
    • "Je suis Charlie". Communiqué des obédiences maçonniques.
    • GODF: Communiqué du 7 janvier 2015 - Attentat contre Charlie Hebdo :
    • Marianne au soir du 7 janvier 2015 & couvertures de Charlie
    • Tribune de Daniel Keller « La démocratie en danger », publiée sur le site de MEDIAPART
    • Allocution de conclusion de Daniel KELLER lors de la conférence publique du 10 janvier 2015 : Trois siècles d’antimaçonnisme. La République en danger ? Redonner sens à l’action républicaine Communiqués et discours | Publié le 23/01/2015 | émis le 10/01/20
    • Est-ce qu’il y aura encore des « oui, mais » ? Édito de Charlie Hebdo, n° 1178 du 14 janvier 2015
    • Déchaînées
    • Le dernier combat de Bernard Maris (par Hervé Nathan)
    • Rappeler ce qu’est la laïcité . Trubune de Daniel Keller parue dans Marianne du 23 02 2015
    • Les chants de la Commune de 1871
    • "Mettre la laïcité et la transmission des valeurs républicaines au cœur de la mobilisation de l'école".
    • "Le siècle des ténèbres" Par Daniel Keller invité de Médiapart le 25 février 2015
    • Nous sommes toujours Charlie.Philippe Lançon a mangé son premier yaourt
    •  Communiqué inter-obédientiel sur l’abstention. 17 mars 2015
    • Histoire du monde ouvrier 8 Du Congrès de la salle d’Arras à la Loi Waldeck Rousseau…
    • Abdennour BIDAR: Propos recueillis par Vincent Remy Publié le 25/01/2015. Mis à jour le 26/01/2015 à 12h54. TELERAMA
    • Communiqué du Collectif Laïque, suite à la réunion du 18 mars dernier
    • Avril 1989 à Pékin : « Le printemps chinois »
    • Observatoire de la laïcité: Audition de M. Daniel Keller, Grand maître du Grand Orient de France
    • « Plaidoyer pour la fraternité », d’Abdennour Bidar:Par Pierre Hayat prof philo lycée J Ferry Paris journaliste libé
    • Jaques Brel: LA QUETE
    • Histoire de monde ouvirer 7:Léon JOUHAUX
    • Daniel Keller- Allocution à la Tenue mémorielle de la R∴L∴France Arménie 24 Mai 2015
    • Consulter Energie Laïque N° 44 1° trimestre 2015
    • Premier Mai, poésies et chansons populaires oubliées
    • Libre opinion sur l'enseignement :"Quand les réformes déforment"
    • Maçonnerie et laïcité par Daniel Keller.Huffington Post 07/05/2015 21h45
    • Daniel Keller : l'électricité sans les soviets !Article paru dans Marianne daté du 8 Mai
    • Instoire du monde ouvrier 9: De la création des Bourses du Travail à la naissance de la CGT...
    • Opinion:La laïcité, une valeur de gauche passée à droite (le Monde 8 mai 2015)
    • Compilation de réactions sur la Laïcité (par un de nos membres)
    • Tribune: République héroïque
    • Jean Zay le ministre assassiné 1904-1944,
    • Une histoire populaire de la laïcité.
    • Participation du GODF à la réunion de haut niveau organisée par la Commission Européenne sur la base de l'article 17 du Traité de Lisbonne
    • Daniel KELLER, Grand Maître du Grand Orient de France, est signataire de l’appel lancé par le magazine Marianne le 1er juillet 2015 en faveur de la Grèce : « Sauver la Grèce, c'est sauver l'Europe ». Sauver la Grèce, c'est sauver l'Europe
    • Discours de Daniel KELLER, Grand Maître du GODF, lors des hommages rendus à Jean ZAY et Pierre BROSSOLETTE les 11 et 12 juin 2015
    • Quand la Franc Maçonnerie et la philatelie racontent l'histoire
    • Revue de Presse Convent 2015 Reims
    • Histoire du monde ouvrier 10: La charte d’Amiens
    • Après Bodrum. "On se dit…"
    • Déclaration des Obédiences Européennes sur la situation des migrants, signée le 07 septembre 2015 par 28 Obédiences
    • Tribune de Daniel KELLER, publiée sur le site de MEDIAPART le 16 septembre 2015 Calais : la jungle non, la misère oui !
    • Peut on imaginer ? Les reporters de France 2 ont fait la traversée entre les côtes turques et l'île grecque de Lesbos....
    • APPEL À DONS EN FAVEUR DES RÉFUGIÉS DE CALAIS
    • Lettre ouverte de Dominique Sopo(presitent de SOS racisme) à Nadine Morano
    • « A Chloé », pour garder l’Espoir
    • Actualité : Georges Brassens La Ballade Des Gens Qui Sont Nés Quelque Part
    • Communiqué adressé aux médias le vendredi 9 octobre 2015,Ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
    • Les principales obédiences maçonniques
    • Histoire du monde ouvrier 11 L’Europe dans la tourmente (1906 1932)
    • FN : le cri d'alarme du grand maître GODF
    • Le Monde: L’enseignement de la laïcité doit maintenir la supériorité de la science sur la croyance
    • Croyance, opinion et savoir par Axel Kakn
    • Hervé Morin: Les enfants non religieux sont plus altruistes que ceux élevés dans une famille de croyants
    • Syrie : Nous ne pouvons pas ignorer- "raqqa is being slaughtered silently-"
    • Appel des consciences laïques et humanistes: Tribune de 7 Obédiences maçonniques françaises, dont le Grand Orient de France, publiée sur le site de MEDIAPART le 3 novembre 2015
    • PAU:11 Novembre 2015:Discours de Françoise Michel Présidente de la Libre pensée 64
    • PAU 11 Novembre 2015: Discours du GODF
    • Severiano de Heredia, maire noir de la capitale et ministre de la République au XIXe siècle
    • Un maire noir de Paris en 1879, effaçé des archives et de l’Hisoire
    • COMMUNIQUE du GODF Paris, le 14 novembre 2015
    • Murer la peur par Mia Couto, écrivain Mozambicain,
    • Har rampèu . Résiter.
    • Parabole. Tempête dans un bénitier (Géorges Brassens)
    • Imaginez "Imagine" John Lenon
    • Attentats de Paris.L'hommage des dessinateurs aux victimes.
    • Faut il réviser notre compréhension du Moyen Orient? Bombarder et espérer, par Michel Goya expert militaire
    • "C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté." Victor Hugo
    • Loi de séparation des églises et de l’État aux articles 34, 35 et 36
    • Daesh noir, Daesh blanc.Par Kamal Daoud, chroniqueur au Quotidien d’Oran, est l’auteur du roman Meursault, contre-enquête.
    • Mécréants
    • Humanisme et Démocratie après ce 1° tour. A lire sur le Blog "Sous la voute étoilée"
    • Il faut donner son nom à la barbarie
 par Patrick Kessel,
    • Tu sera un Homme mon fils. Rudyard Kipling
    • Célébrer "Noël" en tant qu'athée? Bien sur! Et pourquoi pas?
    • Marcel Gauchet : « Le fondamentalisme islamique est le signe paradoxal de la sortie du religieux »
    • Réflexions de début d’année…
    • 2 Daniel Cohen Le monde est clos et le désir infini, Albin Michel, 2015 Interview.
    • Deux livres pour réfléchir "en dehors des clous". Deux chercheurs Daniel Cohen viennent de sortir leur livre avec un regard nouveau sur notre monde : 1 Gérard Chaliand : Histoire du terrorisme de l'Antiquité à Daech, Fayard, 2015. Interview.
    • Une initiative du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour sensibiliser les jeunes générations après la 13 Novembre 2016
    • Document – Léon Blum : « Le Parti socialiste et l’Ecole » (1929)
    • Page Laïcité de Mars
    • Page laicité d'avril
    • Discours de Madame la ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Grand Orient de France 6 avril 2016
    • Allocution du Grand Maître du GODF le 1er mai 2016 au Cimetière du Père-Lachaise
    • TRAVAIL/DIGNITE/EXCLUSION
    • Page Laïcité de Mai
    • Le front populaire 80 ans déjà!
    • Visite virtuelle de l'exposition "La Franc-maçonnerie" à la BNF
    •  "Crise des gouvernances"Tribune de Daniel Keller.
    • Nationalismes
    • Page Laïcité de Juin
    • 1 Juillet 1766 Le supplice du Chevalier de La Barre
    • LA MARSEILLAISE
    • La fin de l’été
    • Choisir
    • Nuit d’Agapes Rudyard Kipling
    • Nous sommes tous des alépins
    • Une escalade sans précédent par Jean Pierre Filiu
    • La guerre d’extermination en Syrie et la fin du sens commun par Nicolas Tenzer
    • La vérité des inégalités sort du puits. JC Guillebaud Sud Ouest 20 10 2016
    • "Autogérer restera toujours au coeur de l'être humain". Charles Piaget
    • Le mouvement ouvrier dans l'entre deux guerre.
    • Avoir 20 ans dans les Aures
    • Alocution de la Libre Pensé, 11 novembre 2016 à Pau
    • Communiqué du GODF, 16 novembre 2016 - Crèches de Noël
    • “La République n’est pas une forme politique épuisée”, Olivier Christin, directeur du CEDRE
    • Rassemblement Laïque et Républicain
    • Petite méditation: élection Commune de Paris 1871
    • Crèches de Noël et laïcité : le détricotage de la loi de 1905 continue…Article paru dans Mariane 05/12/2016
    • Pourquoi le Conseil de sécurité de l'ONU a systématiquement échoué par : Juliette Bénabent
    • Communiqué du 16 décembre 2016 - Un théologien catholique n'a pas qualité pour présider une université publique
    • Communiqué du 8 décembre 2016 - Les lois de la République et les interventions religieuses
    • Communiqué du 8 décembre 2016 - Les lois de la République et les interventions religieuses
    • Communiqué du 21 décembre 2016 - Audience de la Section Permanente de la Chambre Suprême de Justice Maçonnique concernant un membre du Grand Orient de France
    • Meilleurs voeux pour l'année 6017
    • Sur la revendication compagnonnique du chrisme
    • Vu dans Télérama du 19 janvier 2017
    • 
Conférence publique :
La précarité sanitaire


    • Actualité de loges amies: Miresoo GLFF
    • La Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France en conférence à Pau le 10 février 2017
    • Histoire du mouvement ouvrier 1938 1947
    • La satue de la Liberté
    • Les Francs Maçons dans la Commune de Paris 1871
    • Le GODF dernier défenseur de la Laïcité?
    • Discours du Président de la Republique en vite au Musée de la Franc Maçonnerie
    • Communiqué du 27 février 2017 - Le Président de la République visite le musée de la Franc-Maçonnerie
    • Les rencontres maçonniques Lafayette
    • Le premier mois de la vraie Lumière.
    • Communiqué du Grand Orient de France
    • 4e édition des Utopiales Maçonniques: Affirmer une humanité solidaire
    • Discours lors de l’inauguration du Monument de la Résistance du plateau des Glières André Malraux
    • Douce guerre
    • Communiqué du 21 avril 2017 - Nous sommes toujours Charlie
    • Sept Obédiences maçonniques lancent un Appel Républicain pour les élections présidentielles
    • Le Grand Orient de France appelle à faire barrage à l'extrême droite
    • Hommage aux Martyrs de la Commune de Paris
    • Discours de Christophe HABAS au rassemblement du 1er mai 2017 au cimetière du Père Lachaise
    • Matinale
    • Journée Commémorative de l'abolition de l'esclavage
Hommage à Victor Schœlcher - 10 mai 2017 au Panthéon, à PARIS
    • La saga universelle de l'étoile à six branches illustrée
    • CODE (S) NOIR (S): Aïe mes Aïeux !
    • FONDATION DU GRAND ORIENT DE FRANCE/ DONS ISF
    • L’onde de choc
    • Quand les hommes vivront d'amour
    • Autour du tricentenaire de la naissance de la FM
    • Chaud devant !
    • Christophe Habas: "La société pleinement transparente est un leurre"
    • Bientôt les vacances. Si vous passez par là, un motif pour vous arrêter
    • Communiqué du 21 août 2017 - Face à la terreur aux ramblas de Barcelone, douleur, solidarité, liberté, égalité et justice Communiqués et discours | Publié le 21/08/2017 | émis le 21/08/2017 Télécharger le document  « Communiqué commun des Obédiences de
    • Jubilé de notre F.°. Jean Delf.°. 13 Décembre 2014
    • Dalí, Œufs sur le plat sans le plat (2)

La Lettre

S'abonner

  • Accueil
  • Uncategorised
  • Albert Einstein 1949: Pourquoi le socialisme?
  • Uncategorised
  • Albert Einstein 1949: Pourquoi le socialisme?
Recommander Imprimer

Albert Einstein 1949: Pourquoi le socialisme?

Créé par
Palas
Modifié le
1/03/16

Pourquoi le socialisme ? fut  Albert Einstein en mai 1949  et publié dans le premier numéro du journal socialiste américain Monthly Review
Pourquoi le socialisme ?
1949
Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.
Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.
Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.
En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.
Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.
D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »
Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?
Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.
L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».
Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.
L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.
Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.
Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.
L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.
Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.
Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.
La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».
La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.
Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.
Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.
Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?
La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public.

  • Categories
    Uncategorised

Evènements

Derniers Articles

  • Communiqué du Grand Orient de France au sujet de l’Aquarius
  • MARC ORGERET EST MORT
  • Communiqué commun du 31 mai 2018
  • - Allocution de Philippe FOUSSIER, Grand Maître du Grand Orient de France - Rassemblement pour la République, la laïcité, en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris - au Père Lachaise
  • Discours de Philippe FOUSSIER, Grand Maître du Grand Orient de France, prononcé le 1er mai 2018 lors du Rassemblement pour la République, la laïcité, en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris - Père Lachais